Il y a un secret qui unit les Templiers et les Maîtres Bâtisseurs. Il s’agit du mystère de l’univers, il s’agit du Saint Graal ou de ce qui se cache derrière le symbole multiforme du Graal.

Dans de nombreuses églises, commandements et châteaux liés à l’Ordre du Temple (la paroisse de Terzagni et Campiglia Marittima, Ruou en Provence, Jarnac, S. Maria Ester à Acquaviva Collecroce, Valvisciolo) apparaît une inscription palindrome bizarre.

Le mystère de la création est révélé, le plus grand qui puisse être configuré, le plus fascinant auquel la science tente de donner une explication.

Le mystère du Carré magique du SATOR

Celui qui a placé le Carré magique du SATOR sur les murs des églises et des châteaux a souligné son lien avec l’art de la construction car celui qui construit se pose en créateur humain à l’imitation du Grand Architecte de l’Univers et l’œuvre architecturale ne peut alors que répéter les lois divines qui soutiennent l’œuvre du Démiurge.

De nombreuses personnes ont été fascinées par cette inscription mystérieuse et ont essayé de lui donner un sens symbolique, de la traduire de différentes manières, de l’anagrammer afin de trouver un sens aux mots obscurs…

Un éclair et la solution émerge et alors le gouffre de l’intuition semble être découvert et chaque pensée qui apparaît dans l’esprit trouve une confirmation, tout trouve une confirmation. Est-ce possible ? C’est ce qui s’est passé, ou du moins c’est ainsi qu’on a vécu le dévoilement du mystère du SATOR.

Le secret des secrets

On comprend pourquoi l’art de la construction a toujours été jalousement gardé et transmis de maître à disciple, pourquoi les constructions sacrées suscitent tant d’émerveillement et confèrent paix et harmonie, et surtout quel est le secret des secrets, transmis de manière à le laisser sous les yeux de tous sous une forme inoffensive et à la portée même des enfants, même s’il est si rigoureusement dissimulé qu’il disparaît de la mémoire humaine.

Tant de choses ont été écrites pour donner un sens aux cinq mots qui se succèdent comme un refrain : SATOR AREPO… mais aucune théorie n’avait jusqu’à présent résolu l’énigme qui cache le Savoir secret des Maîtres Bâtisseurs, confié par l’Ordre du Temple selon ce qui a été transmis par les écoles initiatiques d’Occident et des philosophes comme Rudolf Steiner.

Les origines du Carré Magique sont aussi anciennes que celles des carrés similaires constitués de lettres ou de chiffres que l’on trouve dans les traditions les plus diverses, ce qui atteste d’une source commune de connaissance, cette Tradition Unique qui est au cœur de toutes les manifestations extérieures de la Vérité, apparemment différentes.

Cadeau le plus ancien des Dieux

Le SATOR contient en lui le Mystère de la Création… il parle des eaux primordiales informées par l’Esprit qui plane sur elles, d’un ventre infini dans lequel le Verbe primordial a imprimé sa fréquence divine, jouant les premières notes de la musique de la création…

En même temps le Carré -qui doit être vu tridimensionnel et donc c’est un cube, offre aux initiés à l’art de la construction un outil opératif pour « créer avec l’Archè » comme il convient à l’Architecte (en grec αρχιτέκνων) qui réitère l’acte cosmogonique en faisant émerger les temples des « eaux » selon la LOI, c’est-à-dire des lignes de force bien précises, de sorte que le Bâtisseur est placé comme celui qui réalise le projet du Grand Architecte de l’Univers.

Mais en plus d’être un outil opérationnel, le carré magique est l’image du monde platonicien des idées, la source des archétypes qui donnent forme au monde entier. Talisman magique, c’est le Code cosmique, instrument d’harmonisation, Matrice divine d’où tout jaillit, le Saint Graal auquel font allusion les histoires médiévales dont les Templiers, comme le suggère Wolfram von Eschembach, étaient les gardiens.